DISCORDANCE

 

RESUME:  » Nos récits s’entrelacent telles les bandes de lirette dans la trame d’un tapis. Et chacun y reste pris. Jusqu’à l’usure.

En devient partie intégrante.
L’idée de départ était peut-être autre que le résultat, ou alors nous sommes parfaits, un récit parfait, sur tout, sur rien. Sur la vie telle qu’elle a été. Mais jamais sur ce qu’elle aurait pu être.
Je suis tissée dans ton récit. Inextricablement.

Cinq frères et soeurs grandissent dans une petite communauté suédoise au pied du mont Kungsberg : deux frères, Edwin et Otto, et trois soeurs, Karin et Sofia, qui restent inséparables jusqu’à ce que l’amour puis la mort les sépare, tandis qu’Emilia sillonne les rues à bicyclette en rêvant d’évasion.


Tout commence en 1938, lorsqu’une maison prend feu, celle de Mlle Filipsson, femme singulière venue d’on ne sait où. Edwin est le seul à la pleurer. Un an plus tard, c’est l’Europe entière qui s’embrase. Le jour même de l’invasion de la Pologne, une petite fille naît, et Karin, sa mère, agonise… Chacun des membres de la fratrie poursuit sa vie, entre rêves et désillusions. « 


AVIS: Comment choisit-on les livres que l’on a envie de lire? Sur base d’une critique? De l’épaisseur de l’ouvrage? Du résumé? De la couverture? Le tout à la fois? Si j’avais réuni toutes les conditions, peut-être que je n’aurais jamais ouvert ce roman. Mais après tout, il ne faut pas uniquement se fier à l’avis des autres, parfois on peut être agréablement surpris.

Ce n’est malheureusement pas ce qu’il s’est passé. Si j’avais lu les avis d’autres personnes, peut-être que je me serais abstenue d’acheter Discordance. Mais au moment où le livre est arrivé entre mes mains, je me suis uniquement fiée à la couverture que je trouvais agréable. De jolis tons pastels, ça a l’art d’attirer mon oeil. Puis le résumé était intrigant, aussi. Il me suffit souvent de voir la mention des années 30-40 pour m’intéresser davantage à une histoire. C’est ce qu’il est passé ici.

Mais dès les premières pages, c’est la déception. Le texte est bancal, décousu. On dirait que l’auteur a accolé des petits bouts d’idées pour en faire des paragraphes. Les dialogues n’en sont pas véritablement – en tout cas, ils ne sont pas illustrés de façon habituelle – et du coup, on peut se perdre entre ce que les personnages se disent et les pensées qui les traversent. Il est pourtant assez facile de s’y retrouver parmi les cinq frères et sœurs et leur entourage. Ce n’est pas là le problème. Mais on passe de l’un à l’autre sans transition. Du dialogue de l’un, on glisse à la pensée de l’autre. C’est saccadé, c’est un peu pénible pour s’immerger dans le récit.

Pourtant, je pouvais encore pardonner cet effet-là. Après tout, c’est un style et chaque écrivain a le sien. On aime ou on aime pas. Libre à soi d’abandonner en cours de route. Sauf que je n’aime pas du tout lâcher un roman entamé à moins que je le considère vraiment mauvais. Or Discordance, je ne l’ai pas trouvé mauvais, juste déroutant et difficile à intégrer. Il avait du potentiel, je suis peut-être juste passée à côté.

Ce qui me reste comme sentiment après avoir fermé le livre – parce qu’au final, c’est vrai, on se familiarise avec la plume de l’auteur – c’est la tristesse qui se dégage de cette histoire. Et pourtant je suis quelqu’un qui adore les récits mélancoliques et les personnages blessés par la vie. Pas ici. Ici, j’ai trouvé les différents protagonistes agaçants et/ou inintéressants et leur façon de réagir m’a le plus souvent exaspérée. Même lorsqu’il y avait une lueur d’espoir pour quelque chose s’éclaircisse et qu’un peu d’amour vienne améliorer l’atmosphère déprimante du livre, ce n’était qu’une illusion. Mariages imparfaits mais surtout malheureux, solitude écrasante, liens fraternels superficiels, rien n’est parvenu à me faire aimer cette famille Suédoise, ni en 1938, au début du roman, ni en 1944 pour la seconde partie et encore moins la dernière, en 1958. 

En bref, ce roman ne m’a pas fait rêver une seule seconde et il ne m’a donné qu’une envie: arriver au bout pour passer à autre chose. 

MA NOTE: 11/20 parce que je suis incapable de mettre en dessous de la moyenne à moins que ça soit catastrophique. Or le livre ne l’est pas, il est juste trop particulier et pas à mon goût mails il n’est pas mauvais pour autant. Chacun son style, celui-là n’était pas le mien.

 

TITRE: DISCORDANCE (VO: Bergets döttrar) – AUTEUR: Anna JÖRGENSDOTTER – EDITION: 10/18 (2014) – 574 pages

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