ORGUEIL ET PREJUGES

Pride and Prejudice  (VO) – Editions Le Livre de Poche (Les Classiques de Poche – 2011) – 512 pages

RESUMEOrgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

AVIS: Lorsqu’un livre est adapté au cinéma, je préfère largement commencer par le lire avant de voir ce que cela donne sur grand écran. Dans ce cas-ci, cependant, ça n’a pas pu être le cas, le film du même nom de 2005 avec Keira Knightley en tête d’affiche ayant été depuis longtemps vu et revu. Mais j’avais envie d’élargir mes connaissances des classiques et lorsque j’ai reçu Orgueil et Préjugés pour mon anniversaire, cela m’a permis d’ajouter celui-ci à mes livres lus.

Connaitre par coeur l’histoire qui secoue le quotidien de la famille Bennett ne m’a pas posé le moindre problème. La plume de Jane Austen m’a permis de me plonger dans le roman sans regretter de déjà en connaitre la suite. J’ai d’ailleurs passé une bonne partie de ma lecture à essayer de remettre les pièces du puzzle dans l’ordre, ma dernière vision du film remontant à quelques années déjà. J’ai pu ainsi découvrir tout un univers qui doit sa vivacité et son charme au fait que l’auteure a vécu à peu près à la même époque que l’histoire. Les dialogues piquants étaient très rafraichissants et je ne pouvais m’empêcher de sourire aux facéties d’Elizabeth en connaissant l’erreur dans laquelle elle évolue. J’ai apprécié les personnages charmants et pleins de défauts qu’elle dépeint – entre Mrs Bennett qui ne pense qu’à marier ses filles, Lydia et Kitty qui se montrent particulièrement écervelées, l’embarrassant Mr Collins qui se révèle un cas désespéré en société et et le très réservé Mr Darcy qui cache bien des qualités – ainsi que le tumulte du récit et les conséquences des actes de chacun.

Plus j’avançais dans le roman, plus j’avais hâte de revoir le film pour le voir avec un nouveau regard et je n’ai pas été déçue. Connaitre davantage les personnages et les relations qu’ils entretiennent m’a permis de déceler de nouveaux détails et j’ai maintenant la sensation que les protagonistes font partie de moi, ce qui est assez étrange. C’est en tout cas une histoire qui ne laisse pas indifférent, moderne malgré l’époque à laquelle cela se passe, avec ce qu’il faut du temps passé pour faire un merveilleux voyage dans le temps.

NOTE: 18/20 pour ce joli coup de cœur qui fait beaucoup de bien et qui donne très envie de se plonger dans d’autres œuvres de l’auteure.

 

 

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PARCE QUE JE T’AIME

Editions Pocket (2008) – 313 pages

RESUMELayla, petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l’endroit exact où l’on avait perdu sa trace. Elle est vivante mais reste plongée dans un étrange mutisme. A la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations : où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ? Une histoire d’amour envoûtante, un livre profondément humain qui vous plonge dans le mystère et le suspense, un dénouement que vous n’oublierez pas.

AVIS: Suite à un échange de livres avec l’une de mes collègues, j’ai reçu à prêter ce roman-ci. Je pense que sans ces circonstances là, je n’aurais pas lu d’autre Musso (je n’en ai lu qu’un, il me semble). Est-ce dû au phénomène à chacune des sorties de ses livres ou à la simple expérience de mon premier essai, je ne sais pas mais en tout cas, cet auteur ne m’a jamais vraiment donné envie de découvrir ses livres. Mais puisque j’avais celui-là sous la main, je l’ai lu.

Il n’y a pas à dire, l’écriture de Guillaume Musso est efficace, elle tranche dans le vif du sujet et ne s’embarrasse pas de fioritures. C’est ce qui rend la lecture si facile, l’immersion dans le texte étant immédiate. Mais voilà, si l’intérêt est vite happé, il est tout aussi aisément détourné et je pense que c’est typiquement le genre de récit qui tombe vite dans l’oubli. Un bon récit pour se détendre pendant un voyage ou en bord de piscine mais rien de transcendant qui permette de véritablement s’attacher à l’ensemble.

J’aime généralement les histoires aux destins entrelacés et celui-ci augurait une toile bien tissée mais justement, c’était trop simple à mon goût. Après avoir terminé le livre, j’ai bien réalisé que ça n’était pas aussi évident que cela le paraissait mais ça m’a laissé un sentiment mitigé. Les gens qui se croisent à des endroits improbables et ont des connexions incroyables, très peu pour moi. Peut-être est-ce dû au fait que tout était trop survolé, trop superficiel. Entre les flash-backs qui coupent le récit (les mecs qui partent de rien et arrivent au sommet, ça me gave vite, un peu comme pour les personnages de Jeffrey Archer, je trouve que ça manque cruellement de vérité) et les personnages assez creux (je crois qu’ils ont tous le même degré de charisme, à ce stade, et ça me donne la sensation qu’on reprend les mêmes et qu’on agite le verre avant de les fourrer dans une autre histoire similaire).

Alors oui, ça fonctionne bien, c’est simple à lire, les pages se tournent toutes seules mais cela ne me laissera aucune marque et je range déjà ce roman dans la case ‘oubliettes’. J’aurais voulu plus d’intensité, plus de logique, plus de complexité et je n’ai rien trouvé de tout cela.

NOTE: 14/20, c’est un roman qui se laisse lire facilement mais qui ne laissera à mon sens pas beaucoup de traces.