PARCE QUE JE T’AIME

Editions Pocket (2008) – 313 pages

RESUMELayla, petite fille de cinq ans, disparaît dans un centre commercial de Los Angeles. Ses parents, brisés, finissent par se séparer. Cinq ans plus tard, elle est retrouvée à l’endroit exact où l’on avait perdu sa trace. Elle est vivante mais reste plongée dans un étrange mutisme. A la joie des retrouvailles, succèdent alors les interrogations : où était Layla pendant cette période ? Avec qui ? Et surtout : pourquoi est-elle revenue ? Une histoire d’amour envoûtante, un livre profondément humain qui vous plonge dans le mystère et le suspense, un dénouement que vous n’oublierez pas.

AVIS: Suite à un échange de livres avec l’une de mes collègues, j’ai reçu à prêter ce roman-ci. Je pense que sans ces circonstances là, je n’aurais pas lu d’autre Musso (je n’en ai lu qu’un, il me semble). Est-ce dû au phénomène à chacune des sorties de ses livres ou à la simple expérience de mon premier essai, je ne sais pas mais en tout cas, cet auteur ne m’a jamais vraiment donné envie de découvrir ses livres. Mais puisque j’avais celui-là sous la main, je l’ai lu.

Il n’y a pas à dire, l’écriture de Guillaume Musso est efficace, elle tranche dans le vif du sujet et ne s’embarrasse pas de fioritures. C’est ce qui rend la lecture si facile, l’immersion dans le texte étant immédiate. Mais voilà, si l’intérêt est vite happé, il est tout aussi aisément détourné et je pense que c’est typiquement le genre de récit qui tombe vite dans l’oubli. Un bon récit pour se détendre pendant un voyage ou en bord de piscine mais rien de transcendant qui permette de véritablement s’attacher à l’ensemble.

J’aime généralement les histoires aux destins entrelacés et celui-ci augurait une toile bien tissée mais justement, c’était trop simple à mon goût. Après avoir terminé le livre, j’ai bien réalisé que ça n’était pas aussi évident que cela le paraissait mais ça m’a laissé un sentiment mitigé. Les gens qui se croisent à des endroits improbables et ont des connexions incroyables, très peu pour moi. Peut-être est-ce dû au fait que tout était trop survolé, trop superficiel. Entre les flash-backs qui coupent le récit (les mecs qui partent de rien et arrivent au sommet, ça me gave vite, un peu comme pour les personnages de Jeffrey Archer, je trouve que ça manque cruellement de vérité) et les personnages assez creux (je crois qu’ils ont tous le même degré de charisme, à ce stade, et ça me donne la sensation qu’on reprend les mêmes et qu’on agite le verre avant de les fourrer dans une autre histoire similaire).

Alors oui, ça fonctionne bien, c’est simple à lire, les pages se tournent toutes seules mais cela ne me laissera aucune marque et je range déjà ce roman dans la case ‘oubliettes’. J’aurais voulu plus d’intensité, plus de logique, plus de complexité et je n’ai rien trouvé de tout cela.

NOTE: 14/20, c’est un roman qui se laisse lire facilement mais qui ne laissera à mon sens pas beaucoup de traces.

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